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Couv152

REVUE "NOTRE ESPERANCE"

 

48 PAGES 

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L’Editorial, de la revue 152.

 

 La montée de l’âme avec Dieu et vers Dieu.

Mes bien cher(e)s ami(e)s,

Voilà encore une année qui s’achève. Une année comblée de biens pour certains, bénie de Dieu. Pour d’autres une année malheureuse, où misère, souffrances maladies, et pour certains, la mort de leurs proches ont fini par leur faire crier leur désespoir et leur attente de voir s’achever l’année au plus vite.

Pour la plupart d’entre nous, année ni maudite, ni bénie, année où se sont égrainées les joies, les peines, les espérances, les maladies. Leçons à méditer, celles du temps passé qui n’est plus et du temps présent dont il nous faut d’urgence l’employer pour le bien ; et le futur incertain, car il ne dépend pas de nous mais de la sainte volonté de Dieu.

En toutes ces circonstances, avec le temps qui passe, est-ce que l’âme prend conscience de la nécessité de répondre à l’amour de Dieu ?

Sainte Gemma disait à Jésus :  « Qui vous a tué, ô Jésus ? 

_ L’amour, répondait-il, mon amour est infini. »

La vie passe vite. Comme beaucoup d’entre vous je suis de cette génération qui est plus proche du tombeau que du berceau. L’inquiétude de l’âme, la responsabilité qui parfois nous incombe. La disponibilité au service de Dieu et de nos frères. Tant d’interrogations nous laissent parfois songeurs.

Peut-être sommes-nous de ceux et celles qui comme le disait Blaise Pascal ; « inconscients ne sachant pas ou ne voulant pas s’enfermer dans nos chambres pour y méditer sur les mystères de la vie. » Heureusement, je dirais, la réalité nous rattrape et avec l’âge, nous découvrons peut-être la sagesse, car l’être  humain ne pas être et avoir été.

 Les maladies, les infirmités morales qui s’amplifient avec l’âge, nous donne la leçon de sagesse si nous voulons bien l’accepter.

 Ainsi donc l’âme va-t-elle  davantage vivre de Dieu, avec Dieu pour Dieu. Sera-t-elle enfin à même de se détacher davantage des biens qui l’attachent à cette terre d’exil.. les saints et les saintes n’ont pas attendu la fin de leur vie pour être conscients que la vie a des limites et que Dieu est infini en tout.

 Jeunes, adultes, et nous qui vivons les dernières années de notre vie terrestres, ne remettons pas au lendemain, cet acte d’offrande à Dieu. Envolons-nous près de son Cœur, pour que tous les battements de notre cœur lui redisent que nous l’aimons. Quelques soient nos occupations, nos préoccupations, et même si nous n’avons pas ou plus cette possibilité à œuvrer qui nous fait dire : « je ne suis plus bonne ou plus bon à rien », à cause de notre santé ou de notre état physique entre-autre. Chassez ! oui chassez ces pensées malignes. Offrez-vous, offrez ce que vous êtes, ce que vous n’êtes pas, offrez tout à l’Amour miséricordieux de Notre Seigneur, qui nous a tant aimé et qui continue à nous aimer.N’oublions pas les paroles de Pascal : « Jésus est en agonie jusqu’à la fin du monde… » que puis-je faire me direz-vous ? Rien et Tout , tout et rien. Vous rendre disponible entre ses mains et vous abandonner à Lui. Cette année m’a été donné de découvrir ma capacité de me donner et de donner. De donner ce dont le Seigneur m’a octroyé, les dons infinis de sa Miséricorde. Lors des conférences de Sulema et son époux, en Alsace, et d’autres messagers, au cours desquelles j’ai pu évoquer la résurrection du saint Désert de Tarasteix. 

J’ai donné la parole de Dieu avec la fougue de mon cœur, où Jésus m’a donné une jour la joie d’avoir le don de ne plus préparer mes sermons, moi, pauvre parmi les pauvres, « inapte aux études secondaires », la joie aussi de révéler aux âmes les grâces qui abondent et surabondent.

 Les pèlerins de saint Jacques de Compostelle de plus en plus nombreux, les dizaines et dizaines de confessions. Le bonheur de découvrir la force physique que Dieu procure à l’âme abandonnée à lui. Don de la foi, don de Dieu, donné à chacun d’entre nous. Quand j’étais enfant de chœur, je remarquais que certains bons prêtres touchaient les cœurs et les âmes. Ah! je me disais : « mon Dieu, pourriez-vous me donner cette grâce un jour, que moi aussi, je touche les cœurs et les âmes ! » Cher(e)s ami(e)s, je suis comme vous et au soir de notre vie, serons-nous capables de dire au Seigneur notre insuffisance, de reconnaître nos péchés et tout repentant et pleins d’amour, saurons-nous nous jeter comme l’enfant prodigue, dans les bras de sa Divine Miséricorde ? N’avait-Il pas dit à sœur Faustine : « …qu’il brûlerait tous nos péchés comme un feu de paille, dans les flammes de sa divine Miséricorde. » Quelle espérance pour vous, pour moi de sentir que Dieu nous aime comme savait si bien l’exprimer le saint curé d’Ars. Tout est grâce. Alors l’année s’achèvera, une nouvelle apparaitra, jusqu’au jour où le Seigneur viendra dans sa majesté, juger le monde, ce monde qui rejette Dieu et pour lequel il a envoyé son Fils unique, que nous fêterons et fêtons en ces temps de Noël, pour le sauver. Paix aux hommes de bonne volonté. En cette attente, poursuivons notre labeur. Toutes et tous, par nos prières, nos sacrifices,   par l’acceptation ( avec la grâce de Dieu) de nos peines, nous contribuerons au règne de Dieu.

 

 Cherchez d’abord le royaumPere152e de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroît. » 

Enfants, jeunes adultes, vieillards, toutes et tous, le Seigneur nous convie à cette évangélisation demandée par le saint Père, François, afin que s’ouvre pour beaucoup d’âmes, la Lumière de Dieu parce que les forces du mal ont dressé une muraille, afin que leurs yeux ne voient pas et que leurs oreilles n’entendent pas.

Heureux serons-nous, ami(e)s, de grandir dans cet amour de Dieu et du prochain, bannissant toute haine, toute jalousie, toute envie, tout orgueil et aussi toute avarice qui s’oppose à ce don de Dieu.

En effet nous n’avons rien de nous même, c’est Dieu qui nous a tout donné. C’est lui qui nous a aimé en premier nous dit saint Jean et qu’en couronnant nos mérites, Dieu couronne ses propres dons, nous dit saint Augustin. Ah ! cher(e)s ami(e)s, malgré les épreuves, l’âge qui me pèse, l’avenir du saint Désert, les soucis financiers qui perdurent. En effet, je suis désemparé. J’ai un besoin urgent de votre aide financière. Je finis l’année sans même pouvoir honorer les quelques milliers d’euros de factures en attente. Cependant, je remets tout entre les mains du Seigneur qui m’a donné la grâce depuis un mois d’avoir pour me seconder un prêtre, le père Jacques.

Une âme qui s’élève élève le monde, une âme qui s’abaisse, abaisse le monde. Soyons tous généreux et généreuses, distribuant les dons que Dieu a donné, notre sourire, notre aumône, notre travail, afin que nous soyons revêtu(e)s de l’Amour de Dieu.

Don foi152

Alors l’année nouvelle nous apportera l’espérance de nous rapprocher de Dieu, de vivre de Dieu et de porter Dieu dans notre existence, pas seulement par nos paroles, mais par nos actes. 

Jamais nous ne donnerons Dieu si nous ne le possédons pas. Puissent les mérites de tous les saints, contribuer à notre élévation spirituelle et à notre sanctification.


La montée de notre âme vers Dieu, c’est le souhait que je forme pour chacun et chacune d’entre vous, afin de répondre à la sainte Volonté de Dieu, dans une joie spirituelle préfigurant la béatitude éternelle promise aux âmes de bonnes volonté. otre sanctification. Notre joie sera porteuse d’éternité, de béatitude et d’espérance dans un monde de désespoir. La Lumière de Jésus en nous pénètrera les âmes et chassera de leur cœur cet épais et ténébreux brouillard dont le monde est enveloppé et qui est si opaque qu’il empêche de voir la lumière. 

Paix à vous tous ! Avec mes pauvres prières pour que l’année 2014 vous soit salutaire, pleine de grâces, bonne et heureuse pour vous et les vôtres dans l’amour de Dieu.

 

Père Jean Claude Mercier.

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PRIERE À L’ANGE QUI A CONSOLÉ NOTRE SAUVEURconsolation149-1.jpg

Je vous salue, ô saint Ange consolateur de mon Jésus agonisant et je loue avec vous la Très Sainte Trinité de vous avoir choisi entre tous, pour consoler et fortifier Celui qui est la consolation et la force de tous les affligés.

Par cet honneur que vous avez eu, et par l’obéissance, l’humilité et l’amour, avec lesquels vous avez secouru la sainte Humanité de mon Sauveur Jésus, qui succombait de douleur à la vue des péchés du monde, et spécialement des miens, je vous supplie de m’obtenir la contrition parfaite de mes péchés; daignez me consoler dans l’affliction qui m’opprime à cette heure et dans toutes celles qui pourraient m’atteindre dans la suite, et particulièrement quand je serai à l’agonie.                                                 Ainsi soit-il.

 

 

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L’Editorial, de la revue 151


L’HUMILITE


CLEF DE VOÛTE DE LA SAINTETE ET DE LA PAIX

 

Cher(e)s ami(e)s,
Pourquoi affirmer l’humilité comme clef de voûte à la sainteté et à la paix. Parce que l’humilité apparait et apparaitra (et les témoignages sont là pour le démontrer) qu’il n’y a pas de paix sans l’humilité. L’orgueil qui sévit et qui gangrène notre humanité ne peut se prévaloir que d’une chose ; c’est de faire peser sur le monde ; la violence, la haine, la guerre, tandis que l’humilité, c’est la reconnaissance de notre petitesse devant celui qui, Tout-Puissant, nous a montré l’exemple. Tout-Puissant qu’il est , il n’a pas hésité à s’abaisser pour se faire homme. Incarnatus est, et dans cette élan, pour que l’homme à son tour, devienne Dieu, dit saint Augustin.
Ainsi donc, en étant nous-mêmes en Dieu, nous revêtirons son humilité, cette humilité qui se caractérise par les fruits d’amour que Jésus nous prodigue…
Sœur Josefa Menendez recevait tant de grâces de la part du Seigneur. J’ai toujours en souvenir de l’une de mes premières messes en 1970, peu après mon ordination, lorsque j’ai célébré dans l’Oratoire, au bout du couloir, endroit privilégié, « …qui n’avait jamais tant briller…couloir « balayé » par la sainte Vierge », au Couvent des Feuillants, à Poitiers, assisté par la mère supérieure.
Ce 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception, elle lui dit : « _Ma fille, ne crains jamais ni les souffrances, ni les sacrifices, lui dit-Elle _ les chemins de Dieu sont ainsi faits. Si tu veux sortir victorieuse des assauts de l’ennemi, Je te recommande deux choses : premièrement, humilie-toi, car tu n’es rien et tu ne mérites rien... tout est grâce de ton Dieu; secondement, quand tu te trouves abandonnée, environnée de tentations, quand ton âme est froide et sans force pour combattre, ne laisse jamais la prière. Prie avec humilité et confiance, et va tout de suite ouvrir ton cœur à celle que mon Fils t’a donnée pour Mère ici-bas. Crois-Moi, ma fille, c’est ainsi que tu ne te tromperas pas. Reçois ma bénédiction. Tu sais bien que le suis ta Mère!»
Sainte Gertrude humiliée devant ses fautes, s’anéantissait, elle aussi et de s’entendre dire de la part de Notre Seigneur : « Je ne puis m’empêcher de venir à celle qui par les attraits si puissants de l’humilité emporte avec elle mon cœur. »
Oui, la clef de voûte d’où découle toutes grâces, c’est bien l’humilité. Et « …a quiconque fait des efforts pour arriver à la douceur et à l’humilité de mon cœur divin, les autres vertus seront données comme par surcroît », disait Notre Seigneur à Marie Dominique. Jésus et sa sainte Mère choisissant toujours les plus humbles et les petits. « Je veux que tu serves d’instruments pour attirer les cœurs à mon amour, je me sers des sujets les plus faibles pour confondre les forts et sur les plus petits et les pauvres que ma puissance manifeste avec plus d’éclats. »
Nous découvrons dans les apparitions de Pontmain, de Fatima, de La Salette, de Lourdes, des âmes simples, ne connaissant que cette humilité du cœur que Jésus privilégie.Le Seigneur ne nous reproche pas d’avoir péché, mais de ne pas nous humilier. Marie de Jésus dit en ramassant un grain de poussière : « pour posséder l’amour, il faut devenir comme ça. » 

L’orgueil, c’est l’autosatisfaction de soi, de ce que l’on réalise, de ce que l’on nous donne, de ce que l’on parait, mais que l’on est pas. « Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? » nous dit l’Imitation de Jésus-Christ, et pourtant l’orgueil enfle les hommes et cause tous les malheurs de notre monde. C’est la domination, la guerre. Dans le Solitaire des rochers, il est écrit : « Je vis le ciel combattre contre l’orgueil et le combat était si cruel que Dieu y exposant son humble fils, comme homme et qui sans lui, l’orgueil allait tout vaincre. »
D’ailleurs le démon lui-même fait ce constat à Saint Macaire : «… Tu me fais souffrir une violence extrême, voyant que je ne peux te nuire, bien que j’accomplisse plus parfaitement les choses que tu fais. Tu jeûnes quelques fois, moi je ne mange jamais ! Tu veilles quelques fois, moi je ne dors jamais ! Il n’y a qu’une chose en laquelle tu me surmontes, c’est ton humilité, c’est elle qui fait que moi, l’esprit d’orgueil, je ne puis rien contre toi ! »
Sœur Josefa se plaignait au Seigneur de lui avoir donné une voie différente de celles de ses autres sœurs. Elle désirait suivre la règle normale de la communauté. « _Pourquoi, Seigneur, m’avoir choisie, moi, si misérable ?
_Justement, lui répond le Seigneur, si j’avais trouvé plus petite que toi je l’aurai choisie, mais je ne l’ai pas trouvée ! »
Cher(e)s lecteurs, lectrices, quelle espérance pour nous d’entendre toutes ces voix de saints et de saintes, marquées par l’Amour infini de celui qui, humble, accomplit la volonté de son Père qui est dans les cieux. Au frère Pacifique, l’un des premiers disciples de saint François d’Assise, Notre Seigneur fit voir, au milieu des splendeurs du ciel, un trône étincelant de mille feux de pierreries, et lui dit : « …Ce trône qui fait ton admiration est celui que Lucifer a perdu par son orgueil et il est destiné à l’humble François. »
Nous avons tous nos péchés, nos erreurs, notre affectivité, notre personnalité. Très souvent, avec saint Paul, nous pouvons constater « Je ne fais pas le bien que je devrais faire, mais je fais le mal que je ne voudrais pas faire, malheureux homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de misère. » Notre confiance en Dieu ne sera effective que par notre degré d’humilité, car c’est à lui seul que revient toute gloire pour les siècles sans fin. Aujourd’hui comme jamais nous pouvons voir avec saint Antoine le Grand, la terre couverte de lacets et de pièges que les démons y avaient placés.,, on peut s’écrier : « nous ne pourrons jamais les éviter, Seigneur, voyez ! ce sont comme des champs de mines dans les lieux de combats, où des innocents paient chacun tous les jours de leur vie. Et Jésus de lui répondre : …si ! par la seule vertu d’humilité ».
Nous nous mettons bien en peine pour nous-mêmes, pour les autres, et demain et demain ?
Comme les païens, l’homme se repose sur l’homme, richesses, biens, argent. N’attendons-pas à le faire fructifier en de bonnes œuvres de peur qu’il ne soit trop tard, où qu’après notre mort tout soit dilapidé au service des force du mal.
« Notre sainteté peut être renversée par seulement un petit brin d’orgueil », dit saint Paul de la Croix. En effet, par l’abaissement du Fils de Dieu qui se fait homme, qui va jusqu’à laver les pieds de ses disciples (Jean, XIII,14) et de s’anéantir sur la Croix pour notre salut. N’y a-t-il pas là le meilleur exemple d’humilité ?
En Jésus se révèle, non seulement la puissance divine sans laquelle nous ne serions pas, mais la charité divine sans laquelle nous serions perdus (St Luc19.10). Saint Augustin associe humilité à charité. Au banquet divin est convié non seulement la multitude mais aussi les « rebus de la société », les petits, les humbles que le monde méprise.(1 Cor 1.25) qui sont dans la voie de la Vérité et de la Sainteté, car ils sont dans l’humilité et peuvent ainsi, mieux que quiconque, méditer la Parole de Jésus : « …Sans moi, vous ne pouvez rien faire. »
La guerre, la violence, l’envie, la jalousie, sont fruits de toute la méchanceté de l’être humain et s’oppose radicalement à l’humilité qui est fruit de la paix, de compassion, de dialogue, d’écoute et de lumière. Cher(e) s ami(e)s, puissions-nous saisir et prendre conscience que c’est dans l’humilité, clef de voûte de la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés, que nous réaliserons la sainte Volonté de Dieu.
Ce ne sont pas ceux qui disent : « Seigneur ! Seigneur ! qui entreront dans la maison de mon Père, mais ce sont ceux qui font la sainte Volonté de mon Père qui est dans les Cieux ».
Etre humble supporte un état et non une attitude. Etre charitable suppose des actes concrets et non verbaux. « Cherchez d’abord le royaume des Cieux, et tout le reste vous sera donné par surcroît. »
Enfin, être humble, c’est aussi demeurer dans la Vérité. Je suis le Chemin, la Vérité, la vie. Le mensonge n’est que le fruit de l’orgueil opposé bien sûr à la Vérité.
Le saint curé d’Ars affirmait : « Pour être humble, il n’est pas nécessaire comme quelques personnes se l’imaginent de se croire ridiculement d’avoir moins d’esprit, moins de savoir et moins de vertu qu’on en a. Il suffit de ne pas s’en accorder plus que l’on n’en possède, de reconnaître de qui on les tient, de se voir tel que l’on est devant Dieu, sans artifice, avec le peu qu’on a de bien de bon et tout ce qu’on a de mauvais. L’humilité est avant tout la Vérité. »
Vanité des vanités, tout n’est que vanité ! s’enfler d’orgueil n’est que le fruit du mal.
Supplions Notre Seigneur et la Vierge Marie, qui dans une humilité parfaite a dit « Oui » à Dieu à la demande de l’ange Gabriel.
O Vierge toute puissante, faites-nous riches d’humilité et ainsi d’amour de Dieu. Avec vous, grâce à votre médiation, nous imiterons Notre Seigneur, dans son abaissement et nous partagerons un jour, aussi, sa gloire et son exaltation. Avec Marie, nous aurons part aussi à notre élévation. Puisse l’humanité croire dans l’amour de Dieu, que chacun puisse s’élever spirituellement. « Une âme qui s’élève élève le monde, une âme qui s’abaisse, abaisse le monde », disait Bossuet. Pénétrons dans le Cœur de Jésus, tout amour, et là, nous trouverons la force d’accomplir sa volonté, de l’imiter, de l’aimer, de le glorifier et de le posséder éternellement.
Père J.C.Mercier

 

 

 

 

   EDITORIAL REVUE 150  

AVRIL_MAI_JUIN 2013

Editorial,

Les rendez-vous avec Dieu.

 

Bien cher(e)s ami(e)s,

Quel tourbillon que ce monde! L’hiver à été long, le froid, la pluie, les inondations, le brouillard. L’homme constate avec stupéfaction son impuissance devant les évènements de la nature, mais ce qu’il ne voit pas, ce sont les à tous les instants de la vie. Ces rendez-vous, ils sont de toutes les époques, de toutes les générations, en toutes circonstances, rencontres, réunions, décès, et pour toutes et tous. « Je me tiens à la porte et je frappe, dit Jésus. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, alors je rentre chez lui et je prendrai le repas avec lui, moi, près de lui, lui près de moi. » Ce rendez-vous de Dieu avec tout être humain trouve sa raison d’être au soir du Vendredi Saint, comme un cri d’espérance mais aussi de souffrance du refus de l’homme à la rencontre de Celui qui est la Chemin, la Vérité et la vie. Ce cri résonne sous la voûte des cieux et comme dans un orage, éclat avec un tonnerre de grondement. Comme si l’homme ne comprendra jamais l’amour de Dieu. Ce cri, c’est le cri d’amour d’un Dieu qui aime ses enfants et qui veut leur salut. Ce cri d’amour du sommet du Calvaire et de la Croix.  "J’ai soif ! " 

Quel breuvage sera capable d’étancher cette soif d’un amour éternel ? et bien ce breuvage n’est-ce pas tout simplement de dire Oui à la sainte Volonté de Dieu. Le oui de Marie à l’Ange, lors de l’Annonciation. Ce oui accepté comme étant l’accomplissement en nous d’unir notre nature humaine à la nature divine. «  Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi,  disait saint Paul ».

L’abaissement de Dieu en son fils incarné n’est rien en comparaison de l’abaissement de Dieu pour ses créatures de la terre, qui par sa grâce, par sa parole et bien sûr par le sommet de cet amour, l’Eucharistie, se donne à nous.  Bien cher(e)s ami(e)(e)s, quel bonheur pour l’âme qui, saisit par la grâce se donne toute entière à Jésus ! vous me direz, ce ne sont que des paroles, c’est impossible pour nous, ce n’est pas vrai. L’homme ne veut pas de ces rendez-vous avec Dieu, et lorsque Jésus en son Fils, adresse aux âmes des rayons lumineux dans leur existence, elles préfèrent être comme le jeune homme riche à qui Jésus dit : " Tu es proche du royaume de Dieu, une seule chose te manque, va, vends tout ce que tu as et donne le aux pauvres et Viens ! Suis-moi !", mais l’Evangile nous rapporte qu’il baissa la tête et repartit car il avait de grands biens.

De nos jours, l’essentiel n’est plus accessible à l’homme si, de lui-même, il ne décide d’abandonner les attraits et dictats d’un monde qui semble avoir perdu son âme, par son refus de la lumière. «  Jésus est Lumière, mais les hommes nous dit saint Jean, ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres sont mauvaises » Mais n’appliquons pas la faute à Dieu si nous sommes dans les ténèbres. Jésus envoie à chacun et chacune d’entre nous, un jour ou l’autre, parfois très souvent même, des clins d’œil du ciel. Cette attention de Jésus est manifeste car si l’homme poursuit Dieu de son immense ingratitude, Dieu ne sera jamais vaincu, car il le poursuivra infiniment plus de son attention et de son amour. Je ne suis pas venu condamner le monde, mais le sauver  ! Jésus nous dit : «  Je suis le Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis. » Le Bon pasteur abandonne ses quatre-vingt-dix-neufs brebis pour aller à la recherche de la brebis perdue. Ah ! chers lecteurs, si nous connaissions un once de l’amour de Dieu, disait le saint curé d’Ars, nous mourrions. Pouvez-vous résister à la lumière du soleil lors d’une éclipse ? Non ! Vous risqueriez de perdre la vue. Ressentir une étincelle de l’amour de Dieu, c’est perdre haleine. C’est inconcevable de percevoir en notre nature mortelle ;  l’infinie bonté et miséricorde que décèle l’amour de Dieu pour  nous.

Il ne s’agit pas d’aimer Dieu par peur des châtiments et de sa justice, mais de l’aimer parce qu’il est digne d’être aimé, adoré, sanctifié, loué. L’aimer parce qu’il est amour, tout simplement. Alors si nous nous exerçons à l’expérience spirituelle, notre vie sera changée. Aucun obstacle ne fera barrage à ce déversement de grâces que Jésus communique à ces âmes qui ont saisi et vécu ce bonheur. Ce bonheur prélude de celui que Jésus nous réserve. Ce que nous dit saint Paul : " ce que l’oreille n’a pas entendu, ce que les yeux n’ont pas vu, ce que l’esprit de l’homme ne peut concevoir, tellement grand est le bonheur des élus." Avant d’y accéder, croyons qu’il est déjà présent pour l’âme, en lutte ici-bas aux forces du mal. Ainsi donc, comme à la Samaritaine, reprit comme nous l’avions décrit plus haut, lors de la mort de Jésus, Jésus répondra au refus de la samaritaine de lui donner à boire, :  « Si tu savais le don de Dieu, si tu savais celui qui te demande à boire, c’est toi qui me l’aurais offerte. Oui, l’heure vient et c’est maintenant où les vrais adorateurs, adoreront le Père en esprit. » (Jean ch.4/10 )

Ces clins d’œil du ciel, ces rendez-vous du ciel avec la terre, ces rendez-vous du surnaturel avec le naturel, du Créateur avec la créature sont pour tous et pour toutes. Une seule condition sera la clef du mystère pour que l’âme se dévoile : c’est l’humilité ; « ce n’est pas l’érudition, comme disait le père Stan Rougier, qui emportera l’adhésion de Dieu, c’est la Transparence du cœur. » Jésus scrute  les reins et les cœurs, et avec lui, pas d’artifices, et dans une exaltation et une prière poignante, il affirme sans équivoque :  « Père, je te rends grâce d’avoir caché ces choses aux sages et aux savants et de les avoir révélées aux petits. » Jésus, par Marie, choisira tout au long de l’histoire et de ses rendez-vous avec les enfants de la terre, des petits, des humbles. Sainte Bernadette à Lourdes, Maximien, Mélanie à la Salette, sont bouleversés par les larmes de Marie. Comme à Pontmain, aussi, dont un des « voyants », devenu prêtre, ne pouvait évoquer les apparitions sans pleurer. « La tristesse de Marie était telle, que même la souffrance et les pleurs de ma mère lors du décès de mon père, n’étaient rien en comparaison de la tristesse de la Vierge », disait-il. Cette soif de Jésus, ce sont les larmes de Marie à Syracuse. « L’humanité, à Radio Vatican en 1956, déclarait le Pape PieXII, comprendra-t-elle le message de la Mère qui pleure sur ses enfants ? »

Oui, cette soif de Jésus est un appel à répondre à son amour par l’humilité, l’abandon, la confiance, la charité. Accomplir en tout, comme Jésus, la sainte volonté de son Père, et alors ces rendez-vous ne seront pas occultés par l’épais brouillard des affaires de ce monde qui continuera de s’épaissir encore sur notre humanité déjà tellement opaque. « Même si les morts ressuscitaient, ils ne croiraient pas tellement leurs cœurs sont endurcis ». Bien cher(e)s ami(e)s, dans son immense amour pour nous, remercions-le pour cet amour, afin qu’il nous soit donné, aujourd’hui plus qu’hier, demain plus qu’aujourd’hui, de nous livrer sans détour et sans retour à celui qui est l’amour, de nous associer à Jésus à la recherche des brebis égarées, de faire acte de charité tout au long de notre vie, pour que par nos prières, nos sacrifices, nous puissions toucher le Cœur de Jésus  pour sauver les âmes. Sainte Gemma Galgani fut un vivant holocauste, une victime libre associée à la Passion du Christ pour sauver les âmes. A nous, Jésus nous demande simplement d’accomplir comme sainte Thérèse, la voie de l’enfance spirituelle. Accomplir de notre mieux l’ordinaire de chaque jour d’une manière extraordinaire. Il nous suffira d’y mettre l’amour de Dieu et du prochain.

 Soyons cher(e)s ami(e)s, fidèles aux rendez-vous de Dieu, comme nous le sommes pour nos affaires terrestres, notre santé et ainsi la grâce nous enveloppera et avec saint Paul nous pourrons jubiler d’action de grâces. Je me remets entre les mains du Seigneur, afin que tous les battements de mon cœur lui redisent je l’aime, je l’aime encore, et toujours, malgré mes infidélités quotidiennes, me jetant comme un enfant dans les bras de sa maman, dans les bras de mon Père céleste et dans ceux de ma mère du Ciel. Quelle espérance pour nous tous, chères lectrices et lecteurs. Remercions Dieu pour tous ses bienfaits éternellement. Amen.          

Père J.C Mercier

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dans la même revue n° 150

 

L’ATTENTE DES HOMMES.

  Père J.C. Mercier

L’attente des homme, bien souvent ne correspond pas toujours à celle qui devrait être la leur. Leur vue est un horizon caché, un horizon sombre, parce qu’il n’a en vue que le naturel. L’homme n’est pas fait pour mourir mais pour vivre. L’homme est en quête d’éternité, du germe d’éternité qui est en lui, qui ne doit pas mourir, mais vivre. Pour vivre, il lui faut mourir à lui-même, à tout ce qui l’empêche de s’envoler vers la lumière, comme l’oiseau pris dans un filet. Il lui faudra couper ce filet d’avec ce qui est mortel et caduc, et néfaste en ce monde, pour se libérer.Rejeter tout ce qui n’est pas Dieu, ses péchés, son orgueil, tous les péchés quels qu’ils soient.. rien ne peut se réaliser sans la grâce de Dieu et les rendez-vous de Dieu avec lui-même. Alors il découvrira non plus les ténèbres qui l’obscurcissaient mais la lumière du Christ.  Comme un aimant, il sera attiré l’espérance de cette joie intérieure et profonde. Une joie que le monde ne donne jamais. Cette joie de la conversion intérieure, cette joie chère au père Augustin Marie du Très saint Sacrement, que vous avez perçu, que vous avez vécu, que vous avez communiqué, car la grâce est contagieuse lorsqu’elle s’épanche et déverse son trop plein sur les âmes en quête de Dieu et qui nous sont donnés par Jésus sur le chemin de notre vie terrestre. « Ah ! avec saint Augustin ; o bonheur ! o vérité ! que ne t’ai-je connu plus tôt ? »  Et cette joie de sainte Monique sur le port d’Ostie où toute la nuit, tous deux évoquèrent le bonheur des élus et sainte Monique d’être rassurée par la conversion de son fils, fruit de tant de larmes, pouvait s’endormir dans la paix. La recherche de Dieu croise la recherche de l’homme.

Cependant le libre,  arbitre, c'est-à-dire, l’acceptation où le refus de la créature est respecté par Dieu qui dans l’Ancien Testament, « à horreur des prosternements d’esclaves » mais quelle libération pour l’homme de se laisser asservir par Dieu, objet de notre amour, de la libération de tout mal. Quelle joie, si nous pouvions en ressentir le moindre effet. L’imitation de Jésus Christ nous relate dans un chapitre sur la précarité des choses de ce monde. Tout est néant, hormis la connaissance amoureuse de Dieu. A toutes les questions de la souffrance des maladies, de la mort, de l’injustice, la réponse ne sera donnée qu’aux hommes de bonnes volontés, non pas aux hommes qui l’aime, car Dieu aime ainsi tout le monde, mais à ceux et celles en recherche de paix et qui œuvre dans l’amour. Oui, plus que jamais, que nos prières s’intensifient afin que l’humanité ne se refuse pas, ne ferme pas son cœur à cette espérance qui lui est donnée gratuitement par Jésus fait homme. Celui qui vient à moi n’aura plus jamais soif, car il l’abreuvera de son amour et le comblera de toute espérance humaine. Que Notre Seigneur soit loué éternellement. Que Marie, notre Mère, soit notre avocate comme elle le fut aux noces de Cana, où son intervention permis à Jésus d’opérer son premier Miracle. Pour nous aussi il manifestera sa Présence et nous donnera sa Plénitude.

                                                                           Père J.C. Mercier

 

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SOYONS REMPLIS D'ESPERANCE :

DIEU VEUT FAIRE DE NOUS DES SAINTS MALGRE NOS ECHECS, NOS CHUTES ET NOTRE MEDIOCRITE

La sainteté pour tous et toutes ? On estime que la sainteté n'est pas à la portée des gens ordinaires. Alors, on se résigne à la médiocrité … On a fait l'expérience parfois désespérante de sa faiblesse, de son péché, de son incapacité à tenir même les décisions les plus simples.

On se juge indigne de l'appel à la sainteté qu'on a perçu et on le range parmi les illusions perdues de la jeunesse ou d'une période de ferveur. On se résigne au sommeil spirituel. Parce qu'on ne parvient pas à rester fidèle à la prière, on ne prie plus. Parce qu'on ne réussit pas à observer tel commandement de Dieu, on y renonce complètement.

 Parce qu'on n'arrive pas à se corriger de tel défaut, on cesse de vouloir en être délivré et de le demander à Dieu. Bref, parce qu'on ne correspond pas à l'image que l'on s'est faite de la perfection, on capitule devant l'appel à la sainteté ". En effet, le catéchisme de l'Eglise Catholique, confirme : " Lorsque Dieu se révèle et appelle l'homme, celui-ci ne peut répondre pleinement à l'amour divin par ses propres forces."

Cependant : " Il doit espérer que Dieu lui donnera de l'aimer et d'agir conformément aux commandements de la charité. L'espérance est l'attente confiante de la bénédiction divine et de la vision bienheureuse de Dieu."

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Nous publions chaque trimestre la Revue de l'Abbaye de Tarasteix, " Notre Espérance", 48 pages , ce qui permet à tout à chacun de découvrir nos oeuvres. Vous aussi vous pouvez nous aider en vous abonnant à cette revue et en faire part autour de vous afin de faire connaitre l'Abbaye de Tarasteix.

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Que cette revue apporte à ceux qui la liront le réconfort spirituel...

 Vous trouverez ci-dessous des extraits de la revue " Notre Espérance", prenez un peu de temps pour les parcourir !

 

 

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 L'éditorial du Père Mercier 149 Janvier_ Fevrier_Mars 2013

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Février 2013 Revue 149

Editorial

Le courage dans l’espérance.

 

Bien cher(e)s ami(e)s,

Nous voici  dans le temps de Carême ! Cette montée vers Pâques inclut forcément beaucoup d’effort, d’abnégation et même de souffrances. On est en droit de se demander si oui ou non, dans ce monde, nous devons combattre, combattre encore, combattre toujours. Les épaisses ténèbres de ce monde ne nous laissent pas le choix, apparemment, de voir la lumière. C’est comme le combat de David contre Goliath. Nous voici donc amené à réfléchir sur notre condition humaine et notre foi en Jésus. Concernant la nature humaine, la réponse est négative. Pourquoi s’inquiéter, pourquoi combattre ? tout est contraire, c’est toujours le plus fort qui gagne, l’injustice qui est de mise, les pauvres toujours plus pauvres, et les ténèbres qui obscurcissent toujours plus l’humanité. En fait, c’est le désespoir qui nous guette et qui nous écrase.

A quoi bon lutter et pourquoi ? Non, cher(e)s ami(e)s, je ne suis pas pessimiste, je suis réaliste. Des millions de créatures meurent de faim de par le monde, ou alors sont sous le seuil de la pauvreté. Dans notre monde occidental, les miséreux existent aussi. Le chômage a atteint un tel sommet que nombreux sont ceux et celles qui n’ont plus ou qui commence à perdre l’espérance. C’est ainsi que le monde, dans son combat perd même ses valeurs fondamentales, d’entraide, de croyance, et même d’humanité.

Concernant notre foi en Jésus, alors tout est possible, car la réalité des choses est sublimée par Celui qui est venu dans le monde, non pour le condamner, mais pour le sauver. Il n’est pas venu abolir la loi des Prophètes de l’ancien Testament, mais l’accomplir. Il vous a été dit : « Oeil pour œil, dent pour dent ! » , et moi je vous dis : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent ! »

La vision de notre humanité, même en 2013, si les hommes voulaient changer un peu de vie, se trouverait transformée. Malgré les multiples inquiétudes, les découragements, nous ne devons jamais désespérer. Le désespoir, c’est l’arme du diable…

                        La Volonté, le Courage et l’Espérance ! La volonté de conformer notre vie à la sainte Volonté de Dieu. Le Courage nécessaire, avec la paix du Seigneur qui nous en donne les moyens. Ce courage fut la force des martyrs de notre foi et de tous ceux et toutes celles qui se sont mis sous la tutelle combien bienfaisante de Jésus. « Mon joug est doux et mon fardeaux léger. » disait Notre Seigneur à sainte Marguerite Marie.

Cette volonté et ce courage débouchent sur cette espérance, une espérance qui n’est pas terrestre, mais surnaturelle. Jésus nous y conduit tout au long du Carême, où lui-même au terme des 40 jours de jeûne, sera tenté par le diable. Malheureusement, cher(e)s ami(e)s, ce combat et cette espérance auront leur limite ici-bas, car notre corps humain est sujet à la souffrance, à la mort.

Même saint Paul nous affirme : «  …Je jubile de joie dans mes tribulations, qui me délivrera de ce corps de misère », la souffrance menée à son paroxysme, fait dire à Jésus lui-même, dans son agonie, où le sang se répandit sur son corps : « Père, Père ! », dans un cri de désespoir, « Eloignes de moi ce Calice ! » Mais aussitôt  dans l’acceptation de la sainte Volonté de son Père : «Père, que votre Volonté s’accomplisse et non la mienne! »

S’il m’était donné de crier haut et fort, simplement à vous toutes et tous qui nous connaissez, à vous tous qui  êtes baptisée dans le Christ Sauveur, plongez-vous dans la recherche de Dieu et de celles et ceux qui l’ont aimé jusqu’à mourir pour Lui. Vous y découvrirez le Trésor de la Vie, non le trésor de ce monde qui passe, mais de celui qui ne passe pas.

Loin de se désolidariser des besoins de ce monde, nous y apporterons encore plus de courage et de volonté, car notre action sera alimentée par l’amour de Dieu et de nos frères qui sont dans la misère. Cette misère n’est pas seulement matérielle, mais bien plus douloureuse ; spirituelle.  Le pain pour le corps ne suffit pas, il faut aussi le pain pour notre âme, l’amour, le sourire, l’attention.

Chassons de nous l’avarice pécuniaire. Qu’emporterons-nous au soir de notre vie terrestre ? nous avons toujours peur du lendemain parce que nous ne nous abandonnons pas assez souvent à la divine Providence. Chassons de nous l’avarice de notre orgueil, de notre bien-être égoïste, afin que l’on soit capable de réveiller notre conscience enlisée dans l’auto-satisfaction, dans le matérialisme exacerbé. Chassons de nous l’avarice de notre repli sur soi, comme si nous ne pouvions rien faire qui vaille dans un monde de désespoir, de haine, de violence, d’injustice. Cette capitulation du corps et de l’esprit.

Réveillons-nous toutes et tous. Jésus a vaincu le monde ! hier comme aujourd’hui, il ne nous abandonne pas. Il nous donne le Courage, la Volonté, la Foi. Avec Lui, mais pas sans Lui ! « Celui qui veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ! » Mais nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui ne veulent ni entendre ni voir. « Ils ont des oreilles pour ne pas entendre et des yeux pour ne pas voir. » 

« Dieu fait un journal de notre vie. Sa main écrit ce que nous avons fait et ce que nous avons manqué de faire. Cette histoire nous sera représentée devant tout l’univers », nous dit Bossuet.

« C’est dans la tribulation que surnaturellement s’élèvent les âmes »Aimée de Jésus. Cher(e)s ami(e)s, puissions –nous vivre intensément ce Carême 2013 pour vivre ensuite la Résurrection de Notre-Seigneur et notre propre résurrection, celle de vivre avec Courage, confiance et Espérance dans le combat de la vie.

Quelle béatitude sera la nôtre si nous nous donnons à Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Oui, Jésus est notre Sauveur. Abandonnons-nous à lui dans l’amour. Jamais au plus fort de la tourmente il ne nous abandonnera !

Père  J.C. Mercier

 

Date de dernière mise à jour : 11/03/2017

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